lundi 31 décembre 2007

Trois petites notes de musique....

Alors puisque j'en avais marre d'écouter de la musique sur une chaine qui grésille ou sur un ordinateur avec un son merdico-plat (au choix), j'ai acheté des baffles pour pourvoir festoyer musicalement toute seule et écouter mes nouveaux disques et les vieux au doux son de la grosse caisse!
Voici donc les coup de coeur du moment: (un peu aléatoirement, il se peu que dans une heure, je fasse une autre sélection!)













Hier dans la rue

Je m'approche de l'arrêt de bus. Il fait froid. Une dame est là. Plutôt agée. Tiens voilà la folle, pensé-je.

Elle: Y'a p'us de pain.(pause) J'ai dis y'a p'us d'pain.
Moi: hochemement de tête.
Elle: Non pis y'en a p'us pis là j'vois ou c'que y'en aurait.
Moi: (la voix légèrement teintée d'évidence) ça....
Elle: pis tous ces trucs là ces machins, ces comment qu'vous appelez ça les fast trucs là les mac do c'est que du pain leurs zamburgers (pause) et ben ils vous vendront pas un bout d'pain!
Moi: non (désolée)
Elle: non parce que j'étais contrairée parce que j'ai été à Leader ce matin. Puis ils font plus leur poulet rôti.
Moi: oh?!
Elle: ça ils veulent leur clients puis là j'peux t'dire y'en avait des clients, ben ils le font plus quand même, alors les clients sont là mais y'a p'us d'poulet.(pause) Puis alors j'ai pas acheté d'poulet mais bon c'est vrai ça dépanne parfois du poulet rôti.
Moi: oui (contrainte)
Elle: Mais bon de toutes façons Leader c'est américain. Si si (j'avais jamais nié!) les chefs, les grands, tout la haut (elle pose son cabas et pointe le ciel avec son index) ben ils sont américains. Alors si ça s'trouve c'est depuis qu'ils ont changé le gestionnaire qu'a p'us d'poulet rôti. Non parce que je le voyais plus alors j'ai d'mandé à la p'tite demoiselle de la caisse alors elle m'a dit qu'il était pus là. Alors j'i ai dit. Mais Américian à 100%? mais bon elle savait pas mais si tu veux avis, c'est p'têt' pour ça qu'ya p'us d'poulet.
Moi: oui.
Elle: Alors j'étais contrariée.
Moi: ben oui.
Elle: parce que du coup ben j'ai pas d'pain.
(???)
Elle (continue): puis ben là comme ça j'vois pas ou j'pourrais trouver du pain.
Moi: si vous voulez madame, je crois qu'il y a un Paul un peu plus bas.
Elle: oulah non, ça fait encore marcher tout ça! Y'a bien une boulangerie là quequ' part dans une rue mais alors si c'est ouvert le dimanche, ça...
Moi: Paul c'est ouvert.
Elle: oui mais c'est loin! Puis c'est ça aussi qu'ils vous disent pas toujours alors maintenant je demande.
Moi: ???
Elle: ben oui dès fois c'est pas facile.
Moi: Ah ça!
Elle: Non parce que pour trouver un Leader ouvert j'ai du aller à Pantin. Alors c'est sûr ça fait un détour.
Moi: ah oui
Elle: Surtout qu'i font p'us d'poulet.
Moi: Ah ben oui.
Elle: alors c'est sûr ils font toujours leur poulet là, leur poulet fumé, m'enfin c'est quand même pas pareil que du poulet rôti.
Moi: Non, pas pareil, c'est fumé.
Elle: Voooiiilàààà! (me faisant signe que enfin j'ai compris); mais bon comme c'est 100% américain y'en a pus du rôti. Pas comme chez ED. Parce que bon j'te dis, ED/Leader la qualité c'est pareil. Mais pas les prix. Mais ED c'est français (elle lève les yeux vers le ciel). Alors ça, si c'est 100%, j'en sais rien. Mais qu'est sûr, c'est que c'est français. Alors qu'à Leader c'est Américain.
Moi: ah d'accord.
Elle: mais bon tu sais tout ça c'est en haut qu'ça s'passe. On est bien loin d'tout ça. Pis résultat à cause qu'ils sont américain et qu'il font p'us d'poulet ben moi j'ai pas d'pain. Alors ben là, j'sais pas comment qu'on va faire.
Moi: oh ben demain, vous trouverez surement une baguette Madame, je ne m'inquiète pas.
Elle: oh vous savez!
Moi: oui je sais, on sait jamais! (attentive!)
Elle: puis encore une peu et puis le pain on saura même pas s'il est 100% français. C'est pour ça moi j'demande toujours. Parce que on nous dit oui c'est français. Mais ça veut pas dire que c'est 100% parce que bon avec la bourse tout ça, enfin j'sais pas trop comment qu'il font, mais ils vendent des bouts d'entreprises. (Pause). Ils ont du vend' le bout qui f'sait mes poulets. C'est touu d'même pas bien d'la chance. Enfin j'te l'dis parce que ça peut dépanner, hein, le Leader de Pantin il est ouvert le dimanche alors ça peut valoir le coup. Mais bon..
Moi:... mais bon c'est vrai qu'ils ont pu d'poulet!
Elle: (prise de court) Eh!

Le bus arrive, nous montons toutes les deux, je la laisse passer, la salue. Elle se tourne vers son voisin de banquette.
Elle: j'ai pas d'pain.

mardi 11 décembre 2007

Petit apperçu de la situation.

* Il y a sur mon bureau un classeur ouvert. Deux tasses. Une vide. Une avec du thé froid. Des crayons de couleurs. Un vieux numéro du pariscope. Quelques cartouches d'encre vides. Un dictionnaire bilingue. Un cendrier vide. Une carte postale. Un dictionnaire du prononication ouvert à la page d'un nom de dieu romain. Deux cahiers fermés l'un dans l'autre. Un dé. Des fils qui pendent. Et mon ordinateur qui creuse sa place au milieu de tout ça. Quelques pièces de monnaies. Et bcp de feuilles.
* Dans une semaine j'aurai fait la moitié de mes concours blancs.
* J'ai appris une vingtaine de règles de phonétique ce matin, et je pense que la nuit va suffir à ce que j'en oublie la moitié.
* Je travaille bien comme il faut et tout avance même si on dirait bien que jamais je ne pourrais avoir le sentiment d'avoir fini.
* Il fait moche et froid et dès 3h de l'après midi il faut allumer les lumières.
* J'ai mangé des sushis et dans deux semaines on passera à l'étape dinde au marrons. Je salive déjà.
* La nuit je rêve aux vacances parce que le jour je pense au travail.
* La semaine prochaine j'ai une épreuve de 7h. La plus grande épreuve que j'ai jamais eu pour un examen avait duré 4h. C'était au bac. Il y a 6 ans.
* Je vais au théâtre jeudi soir et ça c'est une bonne nouvelle.
* Pendant les vacances je vais dormir tard, lire des magazines féminins et faire les test psychos mécaniquement, travailler, prendre des bains chauds, travailler, aller au ciné, voir mes amis, aller danser, profiter, ranger, travailler, me ballader, refaire le monde avec qui voudra bien le refaire avec moi, offrir des cadeaux, manger des huitres, revoir mes cousins, travailler, aller voir une expo, lire, recevoir des cadeaux, squatter Beaubourg...
* J'évite d'écouter France Inter parceque quand j'entends ce que notre Nabot de président peut faire comme bêtise ça me révolte. Du coup je me replonge dans la civilisation américiane, et quand je vois ce qu'a pu faire Nixon, je me dis qu'on n'a pas encore touché le fond. Alors je fais un peu de grammaire. Beaucoup moins dangereux.
* Ma chambre est ds un état de délabrement rarement atteint mais ça risque de le rester encore un peu.
* C'était pas gagné mais je prend même du plaisir à étudier Orgueil et Préjugé.
* Dans 4 mois jour pour jour c'en sera fini des écrits. Je ne sais pas si c'est bien ou pas bien.
* Y'a des pères Noel dehors dans les vitrines, de la fausse neige, des guirlandes et des sapins dans la rue.
* Je redécouvre avec délectation Thomas Fersen que j'avais délaissé depuis un moment après une over dose. Et je me dis que c'est quand même vraiment sympa.
* J'ai froid aux petons.
* Allez, on y va à fond pour les 10 jours qu'il nous reste. :)
(ps: au choix selon vos convitions: faites un feu de camp, priez la sainte trinité, rencontrez un marabout, contactez mme Irma, faites de l'oeil au muezzin, touchez du bois, ne passez pas sous des échelles, restez loin des miroirs et aidez moi à croire que je dépasserai la note de 5 lors de mes concours blancs.)

samedi 24 novembre 2007

L'arrivée d'un train en gare de Châtelet les Halles

La salle est vaste et large. Pas de velours rouge mais des siège en plastique orangé, de ci delà. Les spectateurs arrivent progressivement et arpentent les couloirs à la recherche de la place idéale. Qui tout près de l'écran pour ne rien râter, qui un peu plus loin pour en garder une vue générale. Les vendeurs de glace ont été remplacés par des machines à bonbons mais l'effet est le même et certains mangent mécaniquement quelques chips grasses et croustillantes en regardant les affichages publictaires qui nous annnoncent d'un ton laconique train annulé. Les regards fixent l'écran prêt à détecter chaque mouvement, chaque progression; et l'heure tourne inexorablement. La salle se remplit et il n'y a plus de sièges pour tous ces gens venus nombreux, qui s'entassent comme ile le peuvent là où il reste de la place, l'air absorbé par le fond du tunel, cherchant le moindre indice du début de la séance.
Les voix résonnent dans ce grand hall. Puis d'un coup, le silence s'installe, net, et un grondement lointain nous parvient. Les spectateurs agités déglutissent leur chips subitement, et s'installent immobiles pour ne rien râter de ce spactacle, pour être aux premières loges. Des étoiles de surprise et de bonheur se lisent dans tous les yeux. Des étoiles de (re)découvertes teintées d'émotions. Le RER B s'approche, il se projette, il va venir, il est là. Petits cris aigus incontrôlés trahissant l'excitation ambiante.
Un train!

On n'avait pas vu ça depuis bien longtemps en gare de Châtelet les Halles!

jeudi 22 novembre 2007

Vélib' ( suite.. et peut être pas encore fin)

Hier soir. J'avais cours à la Sorbonne. Une semaine que je n'ai pas mis les pieds dans une université. Une semaine que je n'ai pas cotoyé mes pairs agrégatifs. J'y vais, contente de remettre les pied dans la réalité. Il fait beau et je trouve même un vélib' dès la première station où je me rends. Le cours à lieu de 17 à 19h, je pars tranquillement, vers 16h pour profiter de cette promenade à ciel ouvert. Je pédale à mon rythme, chantonnant, rêvassant, pragmatiquement.. (et si nous n'étions que deux en cours et que le professeur me disait juste, 'ah non mademoiselle, vous comprenez, je ne peux pas faire cours pour deux élèves seulement... à la semaine prochaine'?). Je défile dans ce flot continu de deux-roues qui semblent avoir adopter et dicter à tous les véhicules un comportement anarchique auquel tout le monde semble se soumettre, qui avec le sourir, qui avec agressivité. Les motards traversent les passages cloutés entre les voitures, les vélos doublent par la droite, les rollers sillonnnent tant bien que mal. Je pédale sur la chaussée quand il le faut. Je ne roule sur aucune chien. Sur aucune mamie. Et je rends un aimable sourire à ceux qui m'en offrent un.
J'arrive à la Sorbonne, cerclée de cars noirs de CRS qui me rappellent le printemps 06. On me demande ma carte d'étudiant. Je la présente: seuls les étudiants en concours ont le droit de pénéter dans le bâtiment principal de la Sorbonne. Je me plie au contrôle des sacs qui semble devenu réglementaire et franchis le grand et lourd portail pour me retrouver au milieu de la cours de la Sorbonne. Seule. J'arpente discrètement les couloirs, à la recherhce d'une tête connue. Ou tout simplement d'une tête. Il semble n'y avoir personne. Au bout de chaque couloir, quelque CRS, armés, l'air aimable; ils me sourient en me voyant passer comme s'ils reconnaissaient sur mon visage le regard perdu des étudiants solitaires dans ces murs. Je croise un étudiant, il cherche lui aussi quelqu'un. Nous ne nous connaissons pas mais nous adressons mutuellement un sourire qui veut dire ' ah ah toi aussi t'a mis une plombe à venir et tu sens le moment où le prof lui, n'aura pas pu arriver, ni personne d'autre, et où tu vas te retouver comme un con devant ta salle de cours à te dire que quitte à perdre deux heures, autant aller au ciné'. Sourire dénué de cynisme. On est là et on explore la Sorbonne dans sa splendeur muette et désincarnée. Je rejoins ma salle et tends l'oreille à laffut d'un bruit pouvant me confirmer qu'il y a des gens dans ce département d'anglais. La biblitotèque est fermée. Une bouteille d'eau traîne. Un gant accroché à une poigné de fenêtre. Come si on revenait sur des lieux désertés depuis longtemps. Un retour improbable sur un lieu ayant laisser des traces de vie, mais qui ne vit plus lui même. La sonerie du téléphone retentit dans le secrétariat mais personne n'est là pour répondre. Plusieurs messages, rédiges de mains différentes sont affichés sur plusieurs portes, pour annoncer un cours annulé, un cours repporté, un cours déplacé dans une autre lieu. Rien qui concerne mon cours.
Une porte s'ouvre. Des pas. Un homme. Un ancien professeur à moi. Il passe et me salut. Il ne m'a pas reconnu. Un lieu sans vie et anomyme. Sentiment étrange d'intrusion, d'être là où on ne devrait pas être. Il repasse Mais vous cherchez quelque chose? Moi: Non, non j'ai cours dans un moment, j'attends.
Mon professeur arrive. Vous êtes seule? Oui... Il repart. J'attends. Le bruit mécanique de l'asenseur s'emballe et me laisse deviner une arrivée rpochiane. Deux étudiantes arrivent en discutant, et m'adressent un clin d'oil qui veut dire 'tiens, une tête connue'. Le professeur revient, le cours se déroule comme si tout le monde était là. Comme un cours de grammaire du mercredi soir. Un cours normal. Si ce n'est l'entrée impromptue d'un vigile cherchant à fermer la salle où nous sommes et où il semble bien surpris de trouver quelq'un.
Le cours se termine comme il a commencé, silencieusement. Nos pas résonnent dans ces escaliers de pierre; mais aucn bruit ne les étouffe. Ils se propagent avec élégance dans les couloirs et jsqu'en haut des murs.
Comme je suis venue, je cherche à repartir. Je me doutais bien qu'il serait inespéré de trouver un vélib' un soir à 7h à la Sorbonne. Mais un petit clignotant vert dès la première station voit ma mine se réjouir. je fais bip avec ma carte moderne qui fait bip. J'enfourhce la chose et pédale trois tours dans le vide. Car il ne marche pas. Les CRS au coin de la rue rigolent gentiment. Je dois être la cinquantième à arriver avec ce air ravi, à monter sur ce vélo qui ne marche pas et à le reposer en jurant. Je rigole avec eux. Non non c'est pas grave je vais aller en chercher un plus loin. Celui là il n'a pas de chaines (forcément ça roule bcp moins bien!). Ils me proposent de me ramener dans leur camion bleu mais je décline l'offre.
C'est amusant comme les grèves déclanchent des sentiments aussi complexes que paradoxaux: une sorte d'agressivité constante semble avoir contaminer tous les rapports humains depuis quelques jours, dès lors qu'il s'agit de se déplacer. Mais en même temps, les gens attendent, alors il se parlent, se sourient, se renseignent mutuellement quand il le puevnt. Je cherche un autre vélo en même temps que beaucoup de gens et nous nous suivons bêtement de stations en stations, nous racontant des banalités sur ce qu'on pense du poids des vélibs, sur les stations dont nous venons et où il n'y a rien. Marrée de cycliste amateurs se déplacant communément à la recherche de la perle rare. Comme si nous allions tous pouvoir monter sur le même vélo, une fois que nous l'aurons trouvé. Un vélo qui aurait une chaine, une chaine qui serait à sa place. Un vélo qui n'aurait ni le pneu avant ni le pneu arrière crevé. Un vélo qui roulerait.
C'est dans une petite rue sombre et bien cachée que je trouve mon bonheur. Il en reste un. Il sera pour moi, je jubile et me mets en route à pleine allure. A peine une demie heure pour trouver un vélo. Pas mal.
Je pédalle à toute vitesse, levant le poign en haut de la rue comme si je venais de grapiller qq points au classement du meilleur grimpeur. Mes jambent s'enroulent d'elles-mêmes et le vélo semble avancer sans que je ne fasse rien. Tout ceci est devenu purement mécanique et je regarde Paris-Lumière et ses couleurs de Noel pendant que mon véhicule me ramène chez moi. Sauf qu'à un moment, alors que tout cela semblait si bien huilé, il a décidé d'arrêter. Il en avait marre. Et au milieu de son élan (et du mien), la chaine a sauté. C'en était fini du vélo qui roule.
Je grimpe vite sur le trottoir parce qu'un peloton lancé à toute allure me suit de près et que je tiens pas à finir les jours broyée par un vélib' (qui ont la réputation destructice d'être lourds NDRL). Je râle gentiment et me dirige vers chez moi, adoptant la désormais célèbre position dite du "vélo-trottinette", à la recherhce d'un endroit où reposer l'engin, gardant les yeux rivés sur ma montre afin de ne pas dépasser la demie-heure gratuite qui m'est allouée.
Vingt minutes plus tard seulement, et après avoir sollicté plusieurs passants sur mon chemin, je rebranche mon vélo, sous le regard amusé d'un jeune couple qui dîne dans un restaurant chic du VIII° arrondissemlent, et qui me regarde les yeux plein d'empathie, expliquer à un homme type cadre quicagénaire, que ça ne sert à rien de se ruer sur ce vélo que je range puisqu'il ne marche pas. A moins qu'il ne maitrise la position du "vélo-trottinette".
Ainsi s'achève le récit de ma journée: à pied. Finalement, c'est pas si mal, ça monte beaucoup trop pour faire ça à dos de vélo!

mardi 20 novembre 2007

Manichéisme bloguesque

à moins que l'adjectif consacré soit bloguistique....

Ce qui va pas:
- je n'ai toujours pas fini de lire Pride and Prejudice mais c'est qu'à moitié de ma faute parce que faut dire qu'avec les grèves les cours sont toujours repportés, donc y'a toujours plus urgent, et puis au fond c'est vrai que ça m'arrange, mais que bon là on va pas pouvoir repporter indéfiniment non plus!
- avril c'est dans très longtemps mais en même temps c'est dans pas assez longtemps. J'ai pas encore bien bien décidé.
- à partir de maintenant on va faire des thèmes sur table. C'est à dire en temps limité et sans dico. Déjà que en temps illimité et avec dico j'ai pété les 1386 points faute alors sans... vous pouvez commencer à pleurer pour moi.
- je n'ai pas été au cinéma depuis bien longtemps.
- j'ai beaucoup plus envie d'aller faire de la politique que de faire des dissertations littéraires mais en même temps ça va pas être possible.
- j'ai donné un cours cet après-midi et les enfants m'ont tous appelé 'Madame' et m'ont vouvoyé, alors que l'année dernière, ils m'appellaient 'Maitresse' et me tutoyaient...
- j'ai pas le temps de profiter assez de mes amies.
- j'aime pas les étudiants bloqueurs et leurs revendications mais j'aime pas non plus ceux qui s'opposent à eux bref j'aime personne :)

Ce qui va:
- j'apprends plein de trucs.
- je me sculpte une silhouette d'athlète effilée et tonique comme jamais, Vélib' oblige.
- je vais voir la New-Yorkaise à Noel, du moins j'espère qu'on va se caller ça dans nos emplois de ministres respectifs.
- mon ascenseur n'a pas été en panne depuis un mois.
- j'ai enfin pris le temps d'écire quelques bafouilles sur mon blogs
- je fais du vélo en chantant et je m'en fous!
- j'ai rencontré une nana super sympa hier au rayon grammaire anglaise de Beaubourg.
- ça fait longtemps que je n'ai pas été aussi pressée d'être à Noel et je rêve déjà d'odeur de gâteau au marron (qui n'a pas d'odeur, c'est bien connu mais avec la magie de Noel on peut tout faire apparaître!)
- je m'endors en regardant ma petite chambre et et me rappelant à moi même que j'y suis bien.
- je me sens même pas fatiguée.
- j'ai pas pleuré depuis au moins 15 jours. Il faut dire que ma cellule de soutien psychologique a fait du bon travail.
- j'ai fait la fête samedi dernier, bien déconné, raconté des bêtises, manger du tzatziki (orthographe à parfaire), rigolé un coup, et bu un petit rouge.
- j'ai cédé à la tentation facebookienne et j'ai retrouvé plein de gens.




bref, ça va quoi ;-)

J'ai testé pour vous...

Par ces temps d'agitations métropolitaines, j'ai testé pour vous le vélib. Tous les vélibs:

- celui dont la selle se dévisse soudainement et sans avertir, et qui fait qu'on grimpe l'avenue X avec une selle qui fait des tours sur elle même,
- celui qui déraille sous l'effort, et qui fait qu'on utilise son vélo comme trotinette jusqu'à ce qu'une station nous fasse de l'oeil pour pouvoir le reposer,
- celui dont les roues ne tournent pas. Ou pas sans un effort hors norme. Sauf que même sur grand plateau (ou petit dailleurs j'ai jamais su lequel était lequel, bref celui avec lequel c'est plus facile de pédaler) on pousse comme un dingue tout ça pour à peine avancer,
- celui qui n'est pas là et qu'on cherche pdt 20min d'errance hasardeuse parmi les rues pluvieuses,
- celui qui a le pneu avant à plat, mais qu'on s'en rend pas compte parce qu'on n'est pas expert; Mais que, on fini par trouver que décidément ça secoue bcp, même pour des pavés, alors on regarde et on se rend compte que le pneu n'est plus gonflé. D'où les hocquets de la bicyclette et l'impression de faire des bonds.
-celui qu'on a pris juste parce que le premier était crevé et dont on se rend compte au feu suivant que lui aussi il l'est (à l'arrière ce coup ci, pour varrier les plaisirs)
- celui qu'on a cherché longtemps, qu'on a savouré du regard, pour en dégoter un dont la selle serait déjà régl&e à la bonne hauteur, qui n'a même pas les pneus crevés quand on s'approche, et dont la petite lumière verte indique qu'il est utilisable. Mais le temps qu'on s'en approche la lumière a disparu. "ah vous êtes là?" me dit un homme en habit de mécano. "euh ... oui.. on peut pas prendre de vélo? Euh non , je répare. je vous avais pas vu venir, sinon j'aurais attendu, mais là c'est trop tard, c'est éteind." Ok....
- celui qui roule bien mais ne freine pas. Intéressant d'ailleurs la petite poussée d'adrénaline avec une vélo qui ne freine pas dans les embouteillages.
-et toux ceux qui me ramènent quand même jusque chez moi et que donc je peux pas trop me plaindre parce que je suis contente de compter sur eux.
Moi je dis... les vélibs'... ça fait des choses à raconter!

samedi 3 novembre 2007

Vinciane's questionnaire!

1/ Si tu devais laisser tomber l'anglais en faveur d'une autre langue (je sais c'est cruel mais) laquelle choisirais-tu?

Je crois que je me mettrais une bonne fois pour toutes à une langue avec une alphabet différent du nôtre. Peut être reprendre le japonais. Où le russe. Où reprendre pour de bon une des x langues que j'ai commencé et arrêter presque aussi vite. Où en commencer une toute nouvelle (le polonais? ça me tente bien ça! une n'importe quelle langue un peu mystique que je ne pourrais parler à personne mais juste pour le plaisir de l'apprendre!). Le problème avec les langues c'est que y'a trop de choix!!! en choisir une, c'est ça qui est cruel!!!

2/ Une fois que tu auras cette fichue agrégation d'anglais, comment vas-tu décider de le fêter?
Peut être que je serai en Angleterre au moment des résultats. Alors si c'est ça je le fêterai avec mes amis de là-bas, en les remerciant de m'avoir appris à parler d'anglais. Je pleurerai un grand coup en me disant que ça y est, j'ai réussi. Puis quand je serai affectée qq part, que j'aurais un nouvel appart', j'y inviterai mes amis qui m'ont soutenue pour fêter ça!! et même tout les autres parce que je serai les plus heureuse du monde et que j'aurai envie de partager çà avec la terre entière!

3/ Quand viens-tu me voir à Lyon? ... :p
promis je viens! Quand...? i don't know! comme je disais à Claire que je viens d'avoir au téléphone, j'aurais sûrement un peu plus de temps libre au second semestre. Alors je pourrais venir te voir, ça me ferait très plaisir!

4/ Question qui tue: Comment crois-tu que les gens te perçoivent, et quelles différences retiens-tu de ta propre façon de te voir?
Je crois qu'ils me voient comme qqn de simple (c'est qqchose qu'on m'a déjà dit) alors qu'au fond, je suis cruellement compliquée. Mais sinon, je pense que je suis assez vraie dans ma façon d'apparaitre. C'est compliqué ta question!!! je m'emmêle mtnt! Euh, ben j'espère juste que les gens ont une image pas trop négative de moi!

5/ Où est-ce qu'on part ensemble, en vacances, un de ces 4? quand je serai aggrégée, que j'aurais un salaire, je vais faire un des ces voyages de la mort qui tue! qui m'aime me suive!! :)
Pour le moment, je vote pour un road trip aux Etats Unis. Mais je suis ouverte aux suggestions!!!


PS: Vinciane, je suis pas cool, je t'ai pas rappelé pour qu'on s'organiser un truc. Mais je suis débordée de boulot et j'ai pas les vacances donc c'est un peu just. Rdv au deuxième semestre donc!!


bisous!!

dimanche 21 octobre 2007

La fin du monde est pour bientôt

Pour le 15 juillet à peu près. Après c'est autre chose. Une autre vie. Je ne sais pas. On verra.
Avec ce concours, j'ai perdu toute capacité à me projeter, à imaginer ma vie, à faire des projets, au delà des neufs prochains moins. C'est comme si ma vie allait s'arrêter le jour de la porclamation des résulats. Pour le moment, je n'arrive pas à penser à ce qui va suivre. Je pense à ce que j'étudierai au moi de mars, au concours blanc du moi de décembre, à mon exposé bientôt. Comme si la vie n'était plus qu'agrégative et que pour le reste, c'est après qu'on verra! Mais après... c'est loin, et puis c'est si instable, si peu sûr. Si ça se trouve après ce sera cette année, ce moi de juillet 08. Et puis si ça se trouve non; il faudra repporter tout ça d'un an. Alors, vous pourrez en profiter et vous dire que le monde a obtenu un sursis d'un an.

samedi 13 octobre 2007

Envie d'aller au cinéma.


J'ai envie d'aller au cinéma. D'aller voir un Secret, Claude Miller oblige. Le livre était tellement beau. Claude Miller c'est l'Effronté, c'est la Petite Lili, La Classe de neige, la Petite voleuse... c'est plein de belles histoires. Envie d'aller voir This is England, drame social que je prédit teinté de Ken Loach. Envie de m'affaler dans un siège en velours rouge et de me plonger dans une histoire neuve, bercée par les odeurs de pop-corn. De sortir dans le froid lumineux de ce début d'automne et de rentrer calmemement en me refaisant le scénario mentalement. De prolonger ce moment de plaisir cinéphile.
Peut être la semaine prochaine...

lundi 8 octobre 2007

Des nouvelles de Coince

Les chroniqueurs les plus effarouchés commençaient à douter, des signes d'inquétude se répendaient. Que la presse se rassure. Coince va bien. Coince est là et elle travaille!
Coince se rend compte un peu plus chaque jour que vraiment, la version c'est pas son truc. Mais elle sait qu'elle a déjà pris la route de la progression fulgurante (5 , puis 5, 5!).
Coince se prépare certains jours à redoubler, et s'imagine déjà pleurant devant le résultat fatidique négatif. D'autres fois, Coince rêve aux notes qu'elle mettra, à la premère fois où elle tiendra un craie devant un tableau plein d'enfants, à sa mutation. Des fois Coince est plus réaliste et elle lit deux livres en un jour en prenant frénétiquement des notes sur tout et en cherchant chaque indice positif pour se faire croire que oui, elle l'aura!
Coince découvre la littérature anglaise et surtout tout ce qu'elle ne connait pas. L'immensité cutlurelle fait peur mais elle attire. Coince se fait parfois prendre aux pièges néfastes de Wikipedia et se prend à naviguer de lien en lien pour découvrir les plus subtiles des textes de loi britanniques. Coince a rangé ses bons disques de chanson Française et n'écoute plus que les Beatles et la bbc. Anglais oblige.
Coince passe beaucoup de temps dans le métro à passer de la fac à l'ens, de l'ens à chez elle ou elle apprécie son bureau XXL pour se noyer sous les pochettes, les stylos de toutes les couleurs, les dictionnaires et les ouvrages critiques. Coince bénit chaque jour internet d'exister et de receler de tant d'informations intéressantes qui permmettent de déouvrir, bien au chaud chez soi, avec un petit thé et son univers, les détails du programme. Coince aujourd'hui a bien réussi son entrainement à l'oral en colle publique et est ressorti l'air autosatisfait comme si c'était le jour J.
La vie de Coince tourne essentiellement autour de Shakespeare, des insitutions américaines et de les recherches linguistique fouineuses mais, au fond, le pire, c'est qu'elle adore ça!
Coince pense très fort à ce jour ou elle guettera les résulats. Elle n'a pas encore bien décidé si elle préferera être seule pour pleurer, fêter, ou si elle délèguera la dure tâche d'aller observer le résultat à une des ses amies, au premier passant, à se maman si elle réunira tous ses gens autour d'elle. Coince pense à ce moi de juillet et à son sourir.
Coince veut vraiment l'avoir, ce concours, et d'ailleurs, elle va retourner travailler un peu!
Coince fait des bisous à ses copines!

mercredi 19 septembre 2007

Coince au pays des Gueuletonneurs (un conte des temps modernes)

Il était une fois, dans une contrée reculée de la seigneurie culturelle et intellectuelle de Paris, une petite fille nommée Coince. Elle était née à la campagne, dans un petit fief nommé Jambville et y avait grandi, dans une famille heureuse, entourée de ses petits frères et de ses parents, Monsieur et Madame Duque.
Le foyer vivait des moments heureux, profitant de l'ambiance douce et paisible de la campagne, de l'odeur des feuilles après la pluie, sirotant un thé auprès du feu en se racontant le temps des ancêtres, grignotant une tarte au pomme caramélisée, faisant un Trivial Poursuite et puis mangeant des cacahuètes à l'appéritif-tarot. La vie chez Monsieur et Madame Duque y était simple et belle, et les trois enfants Duque se seraient damnés pour des journées pyjama à refaire des installations Playmobils digne de musée, pendant que Monsieur et Madame Duque, professeurs de métier, corrigeaient des copies, que Madame cousait et Monsieur bricolait.
La maison Duque sentait bon; elle sentait bon la famille aimante et soudée. Elle résonnait de Léo Ferré que les enfants Duque avaient écouté de longs trajets en voiture, hurlant "les anarchistes" sans vraiment comprendre de quoi ils s'agissait mais sentant que tout cela semblait gai et simple. La maisonnée Duque résonnait de fou rires et de blagounettes matinales dont seul le père Duque avait la recette. De bruits de Papa pique et Maman cout, donnant lieu à des merveilles vestimentaires que la petite Coince arborait fièrement dans la cours de récréation.
Chez les Duque, on s'aimait, on riait bien. On mangeait des marrons glacés pendant l'Avent, et des cerises grosses et rouges l'été venu. On allait se promener à Paris. Monsieur et Madame Duque avaient à coeur d'initier leur progéniture aux charmes romantiques et culturels de la capitale. Ainsi, ils partaient souvent le dimanche après un petit déjeuner tardif, longer les bords de Seine, faire flotter des petits bâteaux en bois au Jardin du Luxembourg, et plus tard, manger des pop corns croutsillants devant une bonne toile, dans un de ces complexes cinématographiques qui florissaient à cette époque.
Les enfants Duque grandirent, et Coince, de tous temps sérieuse et appliquée petite élève, devint bien vite en âge de rejoindre d'un même coup l'université et Paris. Le monde des grands lui tendait les bras.
La petite Coince s'appliqua comme elle avait toujours cherché à le faire, et pendant que ses camarades séchaient les cours le mercredi matin car ils étaient sortis au bal le mardi soir, Coince, elle, assiégeait sagement la biblitothèque pour lire et relire des extraits de linguistique -la matière qu'elle avait choisé d'étudier- faire des petites fiches pleines de jolies couleurs, de traits rouges et de cadres verts, sur du papier bien blanc, qu'elle pouvait ensuite rentrer et archiver soigneusement dans une pochette plastique transparente elle même archivée dans un classeur étiqueté du nom de la matière.
Ses petits camarades aimaient bien Coince, et se montraient extrêmement polis et souriants envers elle, ce qui leur permettait en retour, d'obtenir les notes de la sérieuse étudiante qu'ils avaient râtés lors de leurs pannes de réveil. Mais Coince aimait cela, elle aimait se sentir connue, respectée, pour ce sérieux et cette application qu'elle revendiquait. Coince s'initiait ainsi au plaisir de la découverte, de la curiosité universitaire et intellectuelle, et ce plaisir atteignit son apogée lorsque la maitresse de Coince lui demanda si elle pouvait prêter ses cours de début d'année à une petite nouvelle dans la classe. Coince remercia. Oui elle le ferait, c'était là tout son dessein. Pendant que l'étudiante découvrait ces plaisirs scolaires de reconnaissance suprême, ce désir de l'étudiant qui a râté un cours et lui demande le sien, la joie de l'information trouvée après quelque recherche fouineuse en bibliothèque, d'autres étudiants découvraient les plaisirs de la vie, les désirs amoureux et la joie des soirées-cafés.
Cela ne déclenchait aucune inimitié moqueuse, car Coince aimait les anecdotes déridées de ses amies, et les amies de Coince aimaient ses fiches propres et soignées.
Bien qu'ayant reçue, de la part de Monsieur et Madame Duque, une éducation payenne à tendance athée militante, Coince était très fortement imprégnée de la vision du Bien et du Mal et se représentait le monde dialectiquement. Madame Duque et Monsieur Duque, contents et fiers des résulats de leur ainée, lui disaient que c'était bien. Logiquement, l'autre monde était le mal. Le diable, l'infammie. Et la petite Coince s'enorgueillisait. Elle s'appliquait à ne surtout pas recevoir de mauvaises notes. C'eût été mal. Et mal, c'était Mal, et Coince Duque, en bonne logique cartésienne fuyait ce qui avait attrait au mal. Mère Duque avait bien essayé d'éduquer Coince et de lui faire comprendre qu'elle n'était pas la princesse parfaite, mais tout ceci éloigait la fille de son idéal du bien, la décevait et elle préférait ne pas entendre tant d'insannités.
Puis Coince a grandi, gentiment, et a commencé à goûter aux tords de la débauche universitaire: allant jusqu'à sécher des cours et photocopier elle même ceux des autres. Le monde tournait à l'envers et Coince découvrait les plaisirs d'aller boire un pot, de se coucher tard et de s'en foutre parce que si on n'a lu que la moitié de la bibliographie au lieu de toute la bibliographie, il était probable que le monde continuât de tourner (même à l'envers). Coince rencontrait des amis, allait au cinéma, se couchait parfois à des heures indues et buvait de la bière. Coince se sentait devenue forte et grande. Elle contiuait cependant à s'équiper des toutes les couleurs nécessaires pour prendre en notes les cours dont savait désormais admettre qu'ils n'étaient pas tous passionnants. Elle lisait et répondait aux questions de la maitresse, mais elle avait compris que le gout de la débauche lui faisait parfois de l'oeil, et il lui arriva de tomber dans son antre. Les réveils se faisaient plus durs, ce qui n'empêcha pas Mlle Duque de terminer son année universitaire avec les hnneurs.
L'été elle allait en Angletterre, et regardait avec curiosité le rituel de la bière tel qu'il est pratiqué outre manche, avec incompréhension et désolation. Coince aimait en boire une lentement, sentant les bulles descendre et lui chatouiller tout l'intérieur. Elle aimait aller au pub pour discuter, changer d'univers, rire et oui, elle buvait aussi un coup sans même avoir le sentiment de pêcher. Coince profitait de ces moments de détente, tout en restant perplexe face à ces verres vides qui s'accumulaient inexorablement.
Une fois, Coince se sentit bien seule, lorsque, tous ses camarades ayant trop bu, ils riaient de choses et d'autres et tombaient, puis riaient de leur chutte-ne semblant même pas ebranlés par tout ce Mal qu'ils faisaient (et se faisaient), et qu'elle regardait ce septacle d'un air bien sceptique.
Coince avait appris le plaisir d'un verre de Martini bien frais sous le soleil d'été, mais la frénésie pêcheresse qui consistait à boire plus que de raison au point de ne pouvoir s'exprimer convenablement lui semblait mystérieuse.
Coince exposa ses doutes à ses camarades, qui lui expliquèrent qu'elle n'était pas drôle, que c'était fait pour s'amuser. Alors, Coince repensa à ses sobres après midi à enfiler des perles et à dessiner; elle s'était amusée sans plonger dans le vice. Elle avait tant rêver d'êre grande. Maintenant qu'elle l'était, elle se sentait contrainte de tomber dans la débauche alcolique pour exister, il semblait que l'amusement passait par la démesure, par l'excês. Le monde des grands n'était pas celui qu'elle avait imaginé. Elle avait cru qu'être grand c'était avoir la liberté de sortir au ciné, sans rentrer à 18h à cause du dernier bus, elle avait cru qu'être grande c'était pouvoir passer un soirée à écouter de la musique en discutant avec ses amis et rire de choses simples. Coince pouvait être grande avec ses amis, mais les autres...
De temps à autre, Coince retournait dans sa contrée natale et repassait un après midi autour du poele avec Père et Mère Duque. Ils parlaient de tout. A un moment père Duque continuait à sorir une blagounette et l'on riait. Et Coince se demanda pourquoi il n'était pas si simple de rire partout comme ça tout le temps, juste sous l'effet d'un bon risotto ou d'un petit poulet, et sans s'être emplie de vodka pure. Pourquoi il fallait chanter des histoires d'anatomie intimes décomplexée, alors qu'il existe tant de musiqué géniale. Coince Duque n'avait pas envie d'être de ces grands là, de boire à se rouler dans son rendu, et elle avait beau chercher, elle ignorait toujours ce que cela pouvait bien avoir de drôle. La petit Coince doutait d'elle même et de son humour, elle doutait d'être grande. Si être grande c'était ça... alors non, mieux valait rester petite.
Coince Duque écouta des récits enthousiastes de soirées spéciales Chansons paillardes, de soirées à exhiber des paires de fesses aux fenêtres de petits vieux, de soirées à rester vomir sur la plage. Coince Duque ne condamnait pas cela, mais elle refusait qu'on ne l'y oblige. Ce qui génait la fille Duque, ce n'était pas tellement la pratique, mais cet acharmement à faire croire que c'était drôle. Les histoires de Toto avaient décidément pris une bien mauvaise tournure.
Les sorties de classe s'annonçaient comme des soirées pour faire son shopping de cheum, et Coince, qui avait fait de la linguistique dans sa genèse universitaire, avait bien appris à gérer les registres de langues. Elle savait bien qu'il s'agissait là de trouver son Prince Charmant. L'idée semblait plutôt bonne, mais Coince envisageait difficilement ce qu'elle pourrait trouver de Charmant à un Prince titubant.
Coince ne trouva pas de Prince Charmant ce soir là, et ils ne vécurent pas heureux, et ils n'eureut pas beaucoup d'enfants.
Mais Coince Duque pensait que ce n'était que partie remise, à un jour où les Princes auront compris qu'il n'ont guère besoin de montrer les attributs masculins en riant grassement pour devenir charmants.

dimanche 16 septembre 2007

Anticipation.

Chèr(e)s ami(e)s.

Le 11 avril O8 marquera simultanément la fin des écrits de l'agrégation pour moi, et mon anniversaire.
Je compte sur vous pour fêter m'aider à fêter ça dignement!!!!


et je retourne lire une petite critique de Shakespeare, dans l'espoir de pouvoir croire, ce soir d'avril, que j'ai une petite chance qu'on me garde une place à l'oral!

jeudi 13 septembre 2007

Cool....



Je suis pas une fille cool.
Pire, ça m'saoule les gens cools.
J'en peux plus des gens cools.
J'en peux plus des films d'ados attardé trop cools.
Romain Duris, dans l'âge d'homme, c'est l'archétype du trentenaire parisien cool au cinéma.
Le mec qui supporte pas les gens vifs et dynamiques, le ramollo qui veut que les autres soient cools, comme lui l'est. Comme il croit l'être. Alors qu'il est psychorigide sur les nerfs et ne supporte pas d'être contrarié. Le mec cool me stresse.
Le parisien cool des films d'aujourd'hui a les cheveux dans le vent, passe ses journées à pas grand chose et trouve la vie trop compliquée. Il vie dans un appartement de cent m2 que peu de gens peuvent se permettre d'avoir. Tout le fatigue d'avance parce que lui justement, ce qu'il veut, c'est être cool!
Mais alors quand aux adulescents-car il parait que c'est comme ça qu'on dit- qui refusent de grandir on rajoute un vernis d'humour gras et pas dôle, ben c'est pas cool. Ce gars il fait fantasmer les midinettes à la sortie des lycées, elle c'est une déesse de beauté, ils sont là, ils s'aiment, ils vivent ensemble, il se font des bisous, nous, on est là aussi, on s'applique et même si le film est un peu plat, on se force à y croire un peu et là,... il pète, et bon pour éviter de faire trop pipi caca, non, il ne rit pas bêtement de la chose mais s'en excuse. Et sa nana (le genre cool quand même, vu qu'elle se le farcit depuis un an, elle doit être habituée) de répondre, non mais t'inquiète hein, c'est naturel.
On y croit tous.
On s'énerve beaucoup contre les films bobos, moi ce qui me saoule, c'est le films de gens cools.
Les films de mecs qui se disent que ça parle à tout le monde parce qu'on est tous un peu ado en nous et que ouais au fond ils ont 20 ans d'âge mental. Les films d'ado attardés pour autres ados attardés qui ne font que contempler leur propre image et qui gloussent en se disant que vraiment ce film est trop cool.
Moi j'touve pas ça cool, ça m'fait flipper!
Mais bon, au fond, moi j'suis pas une fille cool!
On va dire que j'ai pas d'humour, que je suis pas djeuns, et merde non je le suis pas, et puis si l'humour c'est faire des films complètement mégalos (Samuel, le personnage joué par Romain Duris entretient une profonde conversation avec un autre personnage qui n'est autre que lui même déguisé en philosophe de le Renaissance) et régressif (euh, l'homme de Cro Magnon au vidéo club c'est pas drôle, ni même cool, c'est grotesque); déclarer que c'est le moment de prendre une grande décision dans sa vie et jouer à touche pipi avec ses copains... ben c'est pas drôle. C'est pas cool. C'est juste un film long chiant et finalement triste, si c'est fait pour faire croire que la vie c'est ça!
Pfff, j'suis pas cool du tout, là!
Juste pour conclure... Romain Duris en ado attardé, ça me fait le même effet qu'un jolie fille l'air sûre d'elle qui se ballade avec un sac Hello Kitty.
Le même effet que les soirées dessins animés "venez tous déguisés en Télétubies".
Le même effet qu'un après midi à regarder Bambi la larme à l'oeil passé l'âge de la majorité, parce que à la fin, la papa de Bambi il est mort.
Un espèce de décalage top fashion top cool et légèrement régressif que je ne m'explique pas.
L'effet d'un truc pas très cool!
maintenant, allez-y jetez moi des pierres, j'assume! et en plus Romain Duris joue très bien dans ce film. C'est juste son personnage qui est insupportbale d'immaturité.

mercredi 12 septembre 2007

Doute


Cette nuit, je me suis rêvée institutrice, allant chercher mes petits élèves en culottes courtes et robes à smock dans la cours de récréation.
Hier, j'avais rêvé que je donnais un cours dans un grand lycée, je rêvais et m'autosatisfaisais de ce cours que j'avais préparé, les élèves étaient réactifs et tout cela marchait bien.
Ca c'est la nuit.
Sauf que moi, le jour, c'est l'agreg' d'anglais que je prépare!

mercredi 5 septembre 2007

Navrante girl'itude (Message subliminal pour Elodie)

Tu devineras jamais ce que j'ai fait.
Hier, je suis partie tranqillou pilou pour l'ENS, avec un bouquin de grammaire dans mon sac et un gros pavé en anglais, histoire de faire un peu bonne figure. Et sur le quai du RER, j'ai cédé, j'ai acheté Biba.
Je m'applique à le lire avec le même air concentré que je prends quand je lis le susdit ouvrage de grammaire. J'observe toutes les pages modes avec délectation. Je lis le courrier des lecteurs avec un petit sourir compatissant en coin.
Et puis arrivée à mi-magazine, je me suis rendue compte que non seulement j'avais déjà lu cet article, mais que du coup, je venais de racheter un Biba que j'avais déjà.


Allez, si tu veux j'te l'offre!

lundi 3 septembre 2007

Future agrégée même pas transparente!

RER B. Direction l'antre du savoir. Celle des intellectuels bien habillés, bien peignés et qui sentent bon. Avec une petite écharpe gentiment jetée par dessus des épaules bien droites. Un attaché case en cuir rempli de toute la connaissance littéraire que je n'ai pas. Rempli de tous les savoirs que je vais devoir acquérir et qu'eux maitrisent déjà parfaitement. Le RER progresse, je me recoiffe. J'ai changé de tenue déjà trois fois pour essayer d'être au mieux du mieux de moi-même. Au plus proche du look cachannais. Ou de l'idée que je m'en fais. J'ai refais mon maquillage dégoulinant et me suis censurée le sandwich au camembert qui me tendait les bras pour respecter mon haleine fraiche.
Je rentre dans cet endroit qui me semble magnifique dès le portail franchi. Tous ces gens qui déhambulent en se tenant la main, en se faisant la bise, en discutaillant de choses finalement pas si importantes. Une fille, même, ose ce que je n'aurais jamais osé imaginer: "si parce qu'elle sort avec bidule. Ah bon tu savais pas?"
Je respire.
Je suis très en avance et décide d'attendre au pied de ce qu'on m'a indiqué comme étant le batiment de langue. J'observe les allers et venus. Je regarde passer ces étudiant et réajuste mes exigences vestimentaires pour les jours à venir. Je découvre le site, je regarde des étudiants chargés, et me demande ce que gache ce sac à dos un peu informe. Je regarde tout ces gens avec les yeux d'une anonyme qui espère ne pas le rester. Je meurs d'envie de parler, de questionner, de demander que l'on me raconte. Que l'on me dise tout. Ben qu'est-ce que vous voulez savoir? Je sais pas. Tout. Où sont les toilettes; si les gens sont gentils, est-ce qu'on nous moleste violemment sur la place publqiue si on échoue, est ce qu'on a le droit d'être malade, et où est la cafet', et quand est ce que je commence les cours..? ne sachant pas par où commencer mon interrogatoire, et n'étant pas sure moi même de la validité et de la cohérence de toutes les questions, je décide de m'en remettre à moi même et de continuer à attendre que le temps passe. Et que le stress monte.
Bon oui, c'est plus sure. Restons discrète et muette, je risque moins de poser la question qui tue.
Et le temps passe.
Et je m'aventure seule et presque sûre de moi vers la salle Marie Cury. C'est que j'ai appris par coeur et virutellement le plan de tout le campus depuis mon bureau pour limiter les initiatives à prendre sur place en ce jour de grand stres de la découverte. Je sais où je vais et j'y vais.
L'amphithéâtre est caché derrière des hordes d'étudiants vendant avec calme et diplomatie des mutuelles toutes plus alléchantes les unes que les autres, bien sur.
La salle est grande et me semble belle. Les tables en bois suffisemment larges pour y poser une feuille A4. Les strapontins en bois qui brille presque confortables.
J'avise un exemplaire du Steinbeck au programme sur une table. Un étudiant bien caché derrière son livre. Et je m'assois tout près, prête à demander des rensignement au cas ou, mais trop impressionnée par tous ces gens pour oser me présenter directement.
Je vois entrer des groupes de gens sans discontinuer. Beaucoup ont l'air de se connaitre et entrent en racontant leur vacances, en se faisant dangereusement la bise dans les escaliers. Certains ont l'air sérieux et concentrés. Certains comme moi. Spectacteurs de cette école qu'ils découvrent. Une fille s'approche de moi et me gratifie d'un grand bonjour souriant et auquel je réponds de la même manière, trop heureuse de ne pas être passée inapperçue. Trop heureuse de voir que quelqu'un me parle. C'est quand même dommage de n'avoir qu'une envie c'est de rencontrer, de partager, de se préenter, et d'être tétanisée par le poids du savoir de tout ces gens, par ce sentiment d'infériorité mêlé de respect forever. Ce sont eux les grands et moi la toute petite nouvelle avec qui il va falloir être doublement gentil parce que rendez vous compte elle n'a même pas eu le concours, elle est un peu toute paumée. Respect pour ces ancêtres plus jeunes que moi pour la plupart. Oui bonjour. Vous venez pour la réunion aussi? (question sotte, la seule présence de cette jolie brune frisée, coiffée un peu n'importe comment donnait sans doute une réponse assez fidèle à la question innocément posée). Oui, ben on peut peut être se tutoyer, non? On doit avoir le même page, c'est quand même plus simple. Oui oui oui dis,-je courbant presque l'échine telle une nippone trop respecteuse de la hiérarchie.
Cette fille est physicienne, déjà agrégée. Triple respect, je remets un petit coup de courbage d'épaule respecteux devant la Haute de la sélection normalienne.
La réunion commence. L'amphithéâtre est plein d'étduaint encore agités, trop heureux de se retrouver après la trève estivale. Une fille arrive en retard en croquant dans son jambon beurrre.
Une femme dynaique s'empare du micro pour souhaiter bienvenue à tout le monde; et les interlocuteurs s'enchainent.
Je ne parle pas, je me tapis dans mon mutisme admiratif de tous ces gens si beaux, si intelligents si souriants, si parfaits me semblent ils, et devant mon contentement suprême d'être là parmis eux; même si je ne me sens pas encore tout à fait comme eux.
On nous parle de cent choses, et je regarde les diopositives power point comme on découvre des oeuvres d'art tricentenaire au Louvre. Des merveilles de qualité graphique, une mise en page des plus belles, des tonalités si subtiles et harmonieuses pour les titres et les sous titre. Je suis en découverte, je suis spectatrice.
La réuniosn se continue par une autre, et ma physicienne de voisine se dirige vers son UFR, m'adressant un salut, à la prochaine que je reçois en plein coeur comme une déclaration d'amour à vie. Comme une reconnaissance que je suis là et qu'on m'a bien vu.
Je m'étais pourtant appliquée à faire la transparente en espérant qu'on me repérât tout de même. Défi difficile mais qui semblait partiellement réussi.
Lors de la deuxième réunion, on nous resalut, nous refélicite d'êrte là, nous souhaite une bonne année, et vous êtes? Eve. Ah c'est vous... bonjour Eve, ravie de faire votre connnaissance.
Oh, ils connaissent même mon prénom.
C'est formidable, cette dame semble me connaitre alors qu'elle ne m'a jamais vu. Et je repense à ces professeus à l'université qui après deux semetres de cours ne savent toujours pas reconnaitre les étudiant de leur TD.
On nous explique pleines de choses, plein de procédures adminsitratives, qui semblent teintées d'un vernis embelisseur lumineux et vif. Le groupe d'étudiant grisonnants au regard sévère et sérieux que j'imaginais dans le trajet de RER semble s'être illuminer et faire luire tout autour de lui. Tout me semble gai, joyeux, heureux.
Et moi je suis gaie, joyeuse, herueuse.
On nous parle du travail à fournir et je me dis que je vais apprendre plein de chose. Que je vais décourvir ceci et cela.
Que trop bien on va faire de ça.
Et que c'est fini pour aujourdh'ui. On va boire un pot à la cafte'? suggère une élève. Bonjour, je peux venir avec vous, je réponds, enfin convaincue qu'après tout, ces gens ne sont pas des extraterrestres culturels et, attirée par leur normalité rasurante.
Bien sur, au contraire, ton nom c'est Eve c'est ça?
Définitivement pas transparente, donc.
Et définitivement trop contente.
Et bien convaincue que même si je ne l'ai pas, ce concours, l'année va être bonne.

dimanche 2 septembre 2007

Surtout le contre en fait!

Car notre nouveau ministre de l'éducation en profite insidieusement pour supprimer 11 000 postes en souriant à qui veut et en assurant que ça ne change que trois fois rien. Au même moment, il a le culot d'organiser un commité de réflexion pour la revalorisation du statut d'enseignant; ça fera passer la pillule, penset-il surement.
C'est plutôt osé.


Ben j'ai intérêt à faire vite pour l'avoir cette agreg'!

jeudi 30 août 2007

Le pour et le contre

L'avantange de partir en vacances, c'est qu'on se déconnecte de la réalité.
L'inconvénient de partir en vacances, c'est qu'on se déconnecte de la réalité.
L'avantage de partir en vacances, c'est qu'on en découvre une autre.
L'inconvénient de partir en vacances, c'est qu'on perd pied sur ce qu'il se passe dans le monde.
L'avantage d'être en vacances, c'est qu'on se dit que peut être il se passe des choses terribles et que les bombes se font plus fortes, mais qu'on le sait même pas parce que nous on a les doigts de bien en éventail au bord de la piscine, et que pour une fois, on en a le droit!
L'inconvénient de partir en vacances, c'est que ça fout un peu les boules de se dire ça quand même.
L'avantage de revenir de vacances, c'est qu'on se rend compte que l'actualité politique estivale a été dominée par les bourrelets de notre président que Paris Match aurait gommé, et que Closer a pris en photo la nouvelle compagne de François Hollande.



Putain c'était bien les vacances!

mercredi 29 août 2007

Anecdote parisienne pour amies exilées

Paris.
Gare Saint-Lazare
Grande bulle de verre.
En haut des escaliers.
Gentiment affalée sur la rembarde, je profite des rayons du soleil si rares et de la lumière dorée. Je regarde les passants qui passent, et qui parfois repassent. J'observe et contemple. Je vois des gens pressés, un homme avec un bouquet de fleur qui ravira quelqu'un que je ne connais pas, des ados un peu boulottes mais resplendissante de sourire et de gaieté devant leur crêpe qui dégouline de mille sucres. Je vois un homme sérieux et très sombre, qui lit un journal tout aussi sérieux, l'air concentré mais dont le rythme saccagé de la jambe droite trahi la programmation musicale très rock'n roll de son ipod fou.
Un homme.
Plutôt jeune.
Assez petit.
L'air sérieux lui aussi.
Il s'approche de moi.
Oui oui, j'ai bien deux minutes pour répondre à votre sondage Soffres si vous voulez, au contraire, c'est avec plaisir que je verrais ma voix prise en compte dans des statistiques fondamentales pour l'avenir de la France ou de notre planète (pensai-je). Ses cheveux mal coiffés et sa besace en velour côtelé recousue de partout traduisent un certains manque de professionalisme mais il a l'air convaincant dans son accroche sur la Soffres. Il a le ton ferme et pédagogue.
Moi.
Eve.
Pas grand chose à faire que regarder les gens passer en attendant des copines.
Je suis convaincue.
Oui, donc? c'est à propos de?
Donc, première question.
Je vous écoute
Etes vous favorables à la réinsertion des ours en milieu urbain, propose-t-il avec un ton toujours aussi sérieux que seul le contenu informationnel de la question semble ébranler quelque peu.
Je suis gentille et naive et me refuse à lui rire au nez, après tout il s'applique.
Mais il me trouve lente à formuler une réponse et persévère.
Oui, pensez vous que les pandas doivent être réintroduits dans la ville de Paris?
Moi, toujours aussi sérieuse.
Moins convaincue.
Mais plus naive.
Et un peu hésitante.
Euh mais... on m'aura peut être mal informé (j'utilise ma synatxe des grands jours), mais à ma connaissance, un panda n'est pas un ours.
Dans le doute, je refuse de me prononcer.

Deuxième question donc.
Oui, il s'agit d'une question portant sur les discriminations. Une étude pour le ministère (instinctivement, mon regard se reconcentre sur son air débraillé et je ris intérieurement).
Pour le ministère donc?
Oui oui oui.
Très bien je vous écoute.
Comment réagissez vous à la vue de pinguins asthmatiques?
C'en est trop.
J'extériorise mon rire laissant s'échapper ainsi toute ma naiveté et la raison raisonnable reprend le dessus.
Je ne savais pas que les animaux à branchies pouvaient être atteinds d'asthme, dis-je d'un ton désolé, ne trouvant que cette réplique désolante d'absurdité alors que je me croyais assez forte pour faire quelque mot d'esprit un peu percutant.
Je suis mauvaise.
Très mauvaise.
Mais finalement c'est lui qui s'y perd.
Il dégaine ses brochures qu'il veut me vendre et confesse. Oui, les pandas en milieu urbains, c'est une technique d'approche.
Je me contente de lui dire que je la trouve vraiment et sincèrement de grande qualité.
Il a du sentir l'ironie de mon regard.
Et à quitter les lieux, rangeant, l'air résigné, son magazine dont je n'aurais même pas eu le loisir de découvrir le contenu surement formidable.

Au fait, les pingouins, ça a des branchies ou pas?

samedi 25 août 2007

Salaud, j'aurai ta peau!

Je dors. M'enfin j'essaye. Cet espèce d'être minuscule et informe, doté de plus de pattes que la raison ne permet de l'imaginer, s'évertue à tourner autour de moi dans un bruit désagréable.
Comment une chose aussi petite que ça peut faire un tel merdier? je vous le demande. Je le sens aller et venir et décide de dégainer mon subterfuge super subtile pour me débarasser de la créture saugrenue: allumer dans le couloir et laisser la porte ouverte (des années de lecture assidue du Manuel des Castors Juniors pour en arriver à tant d'initiative pratique!).
Je me recouchai donc, persuadée que si même un tout petit être de la sorte est doté d'un tout petit cerveau, ce cerveau devrait être suffisament puissant pour commander aux ailes venez la mes poulettes, on va aller dans le couloir, y'a de la lumière c'est quand même plus cool, on verra ce qu'on fait (et on pourra bouquinner un peu).
Que nenni, la chose continuait à virevolter bruyament du canal auditif gauche au canal auditif droit. Et ailleurs.
Et je sentis ses pattes longues, grassiles mais velues venir me chatouiller les oreilles, avant de me retourner souvagement pour effrayer la bête, et la regarder droit dans les yeux en lui délivrant ce message: écoute moi bien ma vieille, tu fais ce que tu veux de ta vie, mais essye même pas de me rentrer dans l'oreille ou je t'explose!. Non parce que si y'a bien un truc que me fait flipper, c'est qu'un moustique un peu tête en l'air rentre dans une oreille et trouve pas la sortie. C'est arrivé à une copine à moi. Elle a fini aux urgence. Depuis qu'elle m'a raconté ça, je suis traumatisée des oreilles et des moustiques.

Mais le combat ne donna pas suite pour deux raisons:
- ce moustique, bien que couillon, était doté d'une certaine vivacité qui m'empêchait de mettre fin à ses jours d'un grand coup d'oreiller.
- et mine de rien j'étais fatiguée et je sombrai.

Pour peu, car je je me réveillai à peine une heure plus tard, en train de me gratter compulsivement la cheville gauche, le doigt (vous avez déjà vu un moustique assez con pour aller piquer une fallange d'index? y'a rien à bouffer là, si?). Bref ce crétin avait commencé à me dévorer tant que faire se peut et snobait (ça se voyait dans son regard hautain) mon stratagème pourtant bien pensé de le lumière dans le couloir!
J'attaquai donc le deuxième stratagème: enfiler ma combinaison recouvrante, façon inuit se protégeant du froid polaire et des rayons lumineux sévères réfléchis par la banquise, revêtir ma capuche bien fermée pour ne laisser apparaitre que les narines nécessaires à la respiration, ouvrir la fenêtre en grand parce que c'est bien mignon de se battre avec un moustique et d'être habillé comme un été 07 à Paris mais il commence à faire chaud quand on rajoute à tout ça l'épaisseur d'une couette! Je me faufilai sous mon duvet que je pris soin de border minutieusement, tout ça pour ne laisser à mon adversaire aucun interstice ou se faufiler(première parade, si celle ci échouait, il restait toujours l'option pyjama couvrant intégral).
Je retapai mon oreiller en essaynt du mieux que je pouvais de ne pas foutre en l'air toute mon organisation et recommençais à m'endormir. Bercée par ce même zzzz, mais me jureant que ce coup ci, aussi futée soit-elle, la bête ne s'approcherait pas de moindre bout de peau et que je pourrais dormir -enfin- tranquillement. Pour tout vous dire, j'ai deux terreurs animalières: la première, mentionnée ci dessus, c'est le moustique dans l'oreille. La deuxième, c'est le pigeon saccageur. Je ne dors jamais la fenêtre ouverte par peur qu'un pigean aussi couillon que mon moustique rentre par erreur dans al chambre, ne trouve pas la sortei, s'excite, et vole partout en cassant tout. Imaginez donc comme ce oustique devait être hostile pour que je me raisonne et accepte de dormir la fenêtre ouverte.
Je recommençais donc ma nuit en ma gratouillant les boutons déjà présent, avec le maximum de souplesse que mon nouvel état me le permettait.
Même scenario à 4h du matin, le même zzz bourdonnait toujours. Mais y'a quoi dans le cerveau de ces moustiquos de mes deux? un demi neurone? y'avait la fenêtre ouverte en grand d'un côté de la pièce, la lumière de l'autre, et ce couillon a du passer une heure à trouver LA faille de mon sytème de couverture pour aller piquer à travers le pyjama. Et la seule partie encore accessible de ma petite peau fragile!
Entre temps; les premier boutons avaient soigneusement pris soin de grossir sous l'effet du grattage compulsif et incontrôllable auquel je me livrai et, certains prenaient une jolie couleur allergique qui m'énerva et me fis dire que enfin merde, j'allais pas me laisser avoir par ce truc de même pas un centimètre d'envergure!


Regardez comme il a l'air hargneux, ce grand bête!


Verdict:
- allez savoit pourquoi, mais sur le coup de 6h, monsieur s'est lasser, et j'ai plutôt bien dormi.
- je suis recouverte à un point que vous imaginez même pas de boutons blanc et durs que cette charmante bestiole m'a gentiment déposé partout sur les jambes, le visages, les doigts, le ventre...
-mais ça ne gratte plus!
- mais je vais peut être me laisser tenter par la sieste!


EDIT: non seulement ça gratte, mais ça gratte toujours!

vendredi 24 août 2007

Des courses à marquer d'une pierre blanche!


Eh oui car l'expression est belle et douce à mon oreille et que c'est bien vrai.
Je fis donc innocement les courses et là je décidai, guidée par une pulsion des plus inattendue mais chargée de sens pratique, d'investir dans un instrument formidable (et à bas coût): j'ai nommé le bien nommé (ah ah j'aime bien la redondance un peu fastoche): l'ouvre-boite!
Finies donc les soirées à appeler les copines des copines au dernier moment pour qu'elles en apportent un sinon ben on regardera les conserves et commentant le parfait cylindre de la petite boite en métal brillante*; finies les décisions de frapper chez le voisin (très cinégénique le frappage chez le voisin -mâle- pour emprunter une ustensile ménager), finis les exploits dangereux armés d'un petits couteau pointu et d'un marteau et les "mais si on va y'arriver j'te dis".
Fini donc, j'ai un ouvre boite**!




Il me reste plus qu'à apprendre à m'en servir!



* et n'allez pas croire que je fais manger des conserves à tous mes invités, c'est réservé à des invités de taille!
** en promo à Casino Paris 16° en ce moment, si toutefois il y avait des intéressés non équipés parmi mes lecteurs!

jeudi 23 août 2007

Pourquoi...

Pourquoi il ne pleut pas de la journée, malgré la grisaille, et qu'au moment même où je décide que l'acalmie météorologique est suffisante pour affronter les éléments extérieurs, que j'enfourche mon vélib', les premières gouttes fraiches se font sentir alors que je règle seulement la hauteur de la selle?

Pourquoi est- ce que je décide alors de remonter chercher mon imper et qu'un inattentif utilisateur de mon ascenseur a mal refermé la porte, là haut, tout là haut, et que donc, sécurité oblige, l'ascenseur reste bloqué?
Pourquoi est-ce que, une fois arrivé au ciné, il n'y a plus de place au parking à vélo?
Pourquoi est-ce nécessairement ce couple de viocs que j'ai avisé du regard au moment où ils ont ouvert la porte de la salle de ciné, qui a décidé de venir s'assoir à côté de moi, là tout près alors qu'il y a de la place partout ailleurs?
Pourquoi est-ce que le vieux a passé le premier tiers du film a gonflé dans un sifflement son coussin-caleur-pour-nuque-fragile, le deuxième tiers à l'installer correctement, et le troisième tiers à demandé "il dit quoi? maman, mais qu'estce qu'il fait donc..." vu, que, oui, il n'avait mathématiquement rien suivi aux deux premières parties?
Pourquoi est -ce que je le regarde d'un air affecteux, même pas exaspérée, en me disant que après tout c'est l'âge?
Pourquoi est-ce que je ressors du cinéma et qu'il pleut toujours?



Finalement, on est bien sous sa couette à lire des livres avec un thé bien chaud!


mardi 21 août 2007

Rassurons-nous.

C'est déjà fini! Et le bruit des gouttes résonne déjà sur le toit.

Insolite


Ce matin, j'ai regardé le ciel et sa partie bleue était plus large que sa partie grisâtre.

Ce midi, je suis sortie (sans pull, sans manteau, si si!!) et j'ai senti la chaleur du soleil dans mon cou.
On dirait les premiers rayons du début du printemps.




C'est juste dommage qu'on soit fin aout!

mercredi 15 août 2007

Mon esprit de compétition aura raison de moi!

Ca a commencé autour d'une bière à déconner juste comme ça. Et j'ai innocément demandé aux un et aux autres ce qu'ils comptaient bien proposer comme performance pour le talent show. Lequel show s'adresse en priorité aux élèves, mais pourquoi pas prévoir des petits interludes par le staff, pensais-je. Je commençais à répendre insidieusement la rumeur selon laquelle tout les membres du staff devaient participer. Certains m'ont gentiment cru. D'autres se sont pris au jeu. Et Tracey m'a juré craché promis pour la vie que si je chantais je faisais tripler les points de ma maison*. Ce dont je m'empressai de prendre note, prête à vaincre ma peur de chanter et ma mauvaise réputation en la matière pour grignoter quelques places.
Je passais les quelques semaines qui séparaient cette soirée dudit Talent show à chantonner, à farfouiller, à repérer, à faire des gammes et des vocalises, bref, à préparer ma voix et à choisir une chanson.
Quelques jours avant, je sentis l'heure venue de prendre une décision, et je proposai alors aux autres staff de ma maison de s'allier à mon projet afin de proposer une performance de groupe.(la lâcheté commençait à poindre) Idée vite rejetée. C'était la night off** de David, de Claire, et ceux-ci n'étaient pas prêts à faire aussi simplement que cela une croix sur leur soirée sans travail. Et qui dit sans travail dit sans contact avec les élèves. Donc sans spectacle.
Donc exit mon idée.
Je les travaillai au corps pendant deux jours les assurant de mon intime conviction que nous allions bien rire. Mais que c'était pas non plus pour le simple plaisir de la déconnade mais pour gagner des points et que s'ils avaient un tant soit peu d'intérêt pour leur maison, ils ne pouvaient pas rejeter l'idée! Je réussis sans trop de difficulté à convaincre Helen. Claire céda enfin à mes caprices et proposa sans vergogne un remix des spice girls. Dès lors, je nommais notre Jenna à nous chorégraphe, sans même lui avoir demandé son avis. Elle devait accepter. Peu à peu l'équipe pris forme, et nous nous trouvâmes même avec un membre de trop. Ni une ni deux, Helen, qui n'est jamais à cours d'imagination pour ce genre de chose déclara que David serait SuperSpice et lui imprima un costume hors norme. Lui fit même dont provisoirement de son bas de maillot de bain rouge vif.
Nous étions prêts!
Et tout le monde pris finalement très au sérieux cela: Helen en Baby, Natalie en Mel B, Jenna en Ginger, Claire en Sporty, David en SuperSpice, en moi en Posh (moi!!!???). Le lissage des cheuveux, le maquilage et l'enfilage de collants strassés pris autant de temps que la répétition du spectacle en lui même!

A 7h30, j'étais partagée entre la fierté d'avoir réuni toute ma best off team de Shakespeare (ma maison) pour ce grand moment artistique, la rage de mutliplier nos points par trois (Tracey, juge en ce soir, l'avait confirmé), et le sentiment de ridicule qui, bien qu'assumé, se faisait de plus en plus fort.
La musique commença et nous nous élançâmes sur scène alternativement, sous les cris des élèves trop excités et trop fiers de leur professeurs qui montraient là leur face cachée.
A la fin de la soirée, le jury se prononça enfin pour discerner des prix. Notre interprétation fut vaguement mentionnée en début de cérémonie "rubbish spice dance", déclara Emma, qui jugeait au côté de Tracey, avec l'air sévère des grandes compétitions où on n'est pas là pour déconner!
Et le triple des points nous fut refusé!



J'ai qu'une chose à dire: c'est vraiment dégueulasse!!!



Heurseument, ma cousine tranquillement assise dans un coin de la salle rectifia la vérité: C'était trop bien, t'étais géniale, je suis trop fière de toi. Vous pouvez pas le refaire?La vérité sort de la bouche des enfants, dit-on. Enfin, notre performance était estimée à sa juste valeur!

* on est séparé (profs et élèves) en 4 maisons pour faire des compétitions. Comme dans Harry Potter. C'est très british!
** soiréé précédent le day off hebdomadaire et qui est considéré comme non travaillé.



mardi 14 août 2007

Masque de Mickey

Des fois, je me dis que j'aimerais mettre discrètement un masque de Mickey. Ainsi, je passerais incognito. Je pourrais aller de la salle des profs aux toilettes (distance approx 25 m) sans que Oranisa me demande si je peux lui monter comment marche la carte de téléphone parce qu'elle, elle n'y arrive décidement pas. Sans qu'un prof m'apporte une française pleureuse en me demandant de gérer parce que vraiment, eux, ils sont en cours alors ils peuvent pas.
J'aimerais passer de l'office à la cantine sans qu'on me demande trois fois sur mon chemin si la pisicne est ouverte alors que d'une j'en sais foutrement rien, et de deux, le programme des activités est écrit dans le hall.
Sans que des parents arrivent pour visiter l'école au moment même où je me dirige vers mon dessert.

J'aimerai ne pas être celle qui doit répondre à toutes les questions (tu n'as pas vu mon éléphant en peluche rose? j'ai perdu mon portable? est ce que je peux faire du tennis? et pourquoi on m'a changé de classe? et comment je fais si je veux faire cookery et que y'en a pas? et tu sais pas ou est Andrea?)...
J'aimerais traverser cette école incognito et passer d'un point A à un point B en un temps record. Sans passer par la case photocopieuse. Sans passer téléphoner à l'infirmière parce que Maria s'est tordu la cheville.
J'aimerais juste qu'on m'oublie un peu.

Et puis non.

Je détesterais ça.
Ce serait cruel.
Que les filles oublient que je suis là pour les aider. Que Mayu ne vienne plus me voir quand sa maman lui manque et que je ne puisse plus sécher ses larmes. Que Jael ne vienne plus me voir précipitement pour poser des questions bêtes mais attendrissantes.
Alors je serais réduite à photocopier, envoyer des fax et taper des rapports et à me battre avec mon capricieux d'ordinateur.
Et alors j'aimerais bien moins mon travail.

En même temps ce serait moins fatigant :)

Qui craint le grand méchant loup?

C'est bête et simple. Je colle une affiche. Inscrivez vous pour aller voir les courses de chevaux à ascot. Réservé aux filles de plus de 15 ans.
Décision complètement arbitraire prise par la directrice qui veut aisni offrir quelque chose de "plus" aux plus agées de nos élèves.
Une autre sortie à prévoir. C'est mon travail. Et je m'y colle. J'affiche des photos des années précédentes, de ces demoiselles adolescentes en jolies robes, et vestes élégantes se prenant pour Eliza Doolittle. J'affiche une liste proposant aux plus vielles d'écrire leur nom si elles souhaitent y participer. Nous sommes samedi matin. La sortie aura lieu demain dimanche. Il est dix heure trente et les étudiantes sont encore en classe. Pour peu de temps. J'affiche donc calmement, mais empressément, avant que l'heure de la pause ne sonne le laché des folles courant vers les listes d'activités et que je ne sois assaillie sous ce troupeur d'ado surexcitées munies de stylos bille pointus. Il est écrit en grosse lettres bien rouge "15 and over only"; le message est clair et simple.
Je repasse là devant quelque minutes plus tard. A l'heure de la pause. A l'heure du thé et des biscuits aux smarties dans la salle des profs. Et me rends compte que les trente place offertes pour cette activités ont toute trouvé preneur. Je m'approche de plus prêt et confisque son crayon à une innoncente passant par là pour barrer d'un trait vif et sûr le nom de toutes les tricheuses n'ayant pas attenint l'âge recquis. Maria, Andrea, Lena... elle le savent! C'est la règle! et elles parlent suffisement anglais pour comprendre cela. Des élèves plus jeunes m'observent déverser toute mon agressivité sur ce panneau qui ne m'a rien fait , et m'empresser de rétablir la vérité et d'entourer de rouge les filles de 15 ans qui peuvent vraiment participer. J'ai l'air méchante et cruelle. Et cette petite hollandaise m'adresse un regard de peine et de déception semblant me dire que vraiment je suis super méchante en fait alors qu'elle me croyait naivement gentille. Je souris pour préerver ce qui peut encore l'être de mon image de Sainte-gentille. Mais je sens dans leurs regards emplis de pitié que Saint-Gentille n'est plus ce qu'elle était.
Je rejoins la salle des prof où la réunion quotidienne se déroule et déboule remontée et prête à écorcher vif la prochaine maline qui jouera à défier mes ordres. Je demande poliment, ravalant mon énervement, aux professeurs de bien vouloir rappeler à leur charmantes tête blondes qu'il est inutile de s'incrire aux activités des 15 ans et plus lorsqu'on a que 12 ans. Ils sourient et acquièscent, semblant percevoir mon message comme empli d'une évidence un peu redondante.

A midi, et avant de partir pour une journée d'aéroport, je propose une autre affiche, changeant radicalement de stratégie! Le nom des filles concernées est prénscrit et je leur demande de cocher la case de leur choix: yes, I want to go/ No, I don't want to go... minimisant les connaissances d'anglais recquises pour comprendre la consigne.
Je propose trente places pour la simple et bonne raison qu'il y a quinze places dans le minibus (qui fera deux aller-retours). Raisonnement purement matériel.

J'ajoute dans un petit coin de l'affiche et dans une grand coup de naiveté "if you are 14 and under, come and see me TONIGHT, I will tell you if you can go", pensant évident que la réponse serait fonction du nombre de grandes ayant pris les places, de ma bonne volonté à faire plaisir, et de l'amabilité dont elle sauraient fraire preuve au moment venu et d'autres critères à déterminer selon mes envies toutes puissantes!
Je rentrai de l'aéroport à 7h, fatiguée mais pas trop. Mais surtout en ayant faim. Je n'eus pas le temps de sortir de la voiture que Sabela m'abordait avec son soourire des grands jours "you said we can..."
Taratata je sais ce que j'ai dit! Je mange, et on en reparle.
Je repoussai ainsi pas mois de 4 élèves qui avaient dû faire le gai tout l'après midi pour être sûre d'être la première à me demander l'aumône d'une place dans le minibus et d'une sortie chez à Ascot.
Je mangeai et traversai aussi discrètement que possible tout ce grand hall rempli de plein de gens qui voulaient me parler (pourquoi moi?) (c'est là que le masque de mickey revêt toute son utilité) pour aller voir l'état de ma liste avant de me prononcer d'aucune façon que ça soit.
Je décidai très vite de répondre un non catégorique. J'avais deux places à offrir: à qui les donner? comment choisir? comment ne pas être injuste? choisir les élèves que j'aime bien moi ne me semblait pas très moral! choisir celles qui viennent depuis plusieurs années? il y en avait plus que deux! comment en éliminer certianes et retenir deux autres?
Je consultai la directrice pour lui soumettre ma décision qu'elle acceptait sans retenu. Ce devrait ainsi être plus simple pour tout le monde.
9.30 sonnait la fin du spectacle dans le hall et le début d'un long défilé de filles avides de connaitre mon ultime décision:
- No
- but you said we have to see you tonight if we are 14
- yes, but all the orlder girls have taken the places. There is no room in the bus for you to go.
- but last year I was 13 and I could go
- yes but last year none of the older girls wanted to go so I could let you go. This year they all want to go so I can't let you go.
Sourir de plus en plus cripsé en voix de plus en plus ferme. Je n'aime pas avoir à m'expliquer sur les décisions que je prends. Surtout quand j'ai raison :)
- yes but if I don't go my friend don't go too.
- oh if her friend don't go then I can go?

AHHHHHH

Non. Ma décision était prise et je ne laisserai personne se greffer à cette sortie.
J'imprimai la liste définitive des participantes et parti me coucher, diparaissant sous ma couette et m'éloigant de ces caprices de petites filles gatées, qui n'étaient pas prêtes à comprendre que si le bus a 15 places, il en a 15 et pas 16 et que, comme mes pouvoirs- aussi formiables soientil- sont limités, je ne peux pas par un coup de baguette magique augmenter la capacité de bus, elles resteront là et puis c'est marre!
Ajoutons tout de même que "rester là" signifiait faire du sport, aller à la psicne, faire un picnic dans le parc... rien de très cruel me semlait il.


Le lendemain, mon petit déjeuner fut marquer par des tentaives diverses de me faire changer d'avis. Je pense tout simplement que Andrea, Fernanda, Marta voulaient vérifier que je n'étais pas aller louer un bus plus grand pour leur confort et celui de leur toutes aussi capricieuses camarades pendant la nuit. Mais en fait non. Et je réitérai mon non irréversible avec un fermeté sans faille, prenant sur moi de dire que de toutes façons ce n'était pas ma décision, mais celle de la directrice, ce qui n'avait rien d'une mensonge vu que nous avions décidé cela à deux. Et que la décision d'une directrice vaut toujours mieux que celle d'une modeste ancienne élève.
Mais la matinée fut agitée et agressive. Que vraiment j'étais pas cool. Que ça se faisait pas. Que l'année dernière ceci. Que c'était injuste.
Et le départ du minibus fut marqué par la première manifestation d'élèves à Heathfield.

Quelques protestataires étaient couchées par terre, cherchant ainsi -au choix- à se faire écraser à mon plus grand soulagement, ou à empêhcer le bus de quitter les lieux sans elles! Scandant des slogans somme toutes fort peu persuasifs!
What do we want?
Ascot!
When do we want it?
Now!
Et je fermai les fenêtres de mon bureau pour ne pas entendre ce qui malgré moi m'agressait et pour les laissez se remmettre de toute l'injustice du monde qu'elle subissaient ainsi par ma faute. Lorsque David, Director adjoint revint de son week end, il alla discuter avec les révolutionnaires pour essayer de leur faire comprendre qu'elles avaient pousser le bouchon un peu loin.

Une semaine plus tard, certaines élèves partaient. Le questionnaire qu'elles doivent remplir propose plusieurs champs what do you think about the classes, which trip did you enjoy the most...
A la question what's your worst moment at Heathfield? plusieurs des élèves ont répondu "Eve". Réponse allant de la simple mention de mon prénom à une phrase donnant quelques explications savoureuses. Au choix: she is way too rude and unfair to the returners! /We love the nurse and matron, the activities are great and our teacher was really funny. We really dislike the office staff because eve did not let us go to the races.

J'avais déjà oublié cet incident. Elles pas. Et elles m'en voulaient.
Et je le pris à coeur et me sentai blessée et vexée. Ces filles auprès de qui j'ai passé des longues nuits lorsqu'elles étaient petites et homesick. Ces filles qui sont venues me chercher tant de fois lorsqu'elles avaient un soucis. Ces filles à qui j'ai écrit des lettres. Ces filles qui se sont toujours tourné vers moi quand elles avaient besoin. Ces filles quittaient Heathfield sur cette note qui m'agressait personnellement et profondément.

Ce n'était que des petites gamines provovatrices et je n'aurais pas du y être sensible. Mais, si elles n'étaient pas rester insensibles à ma prétendue injustice, je ne restais pas insensible à l'injustice de leur point de vue. Je repensais à tout ce cirque et à tout ce temps qui s'était écoulé depuis les courses. Et à la viguer de leur énervement. A mon envie de rire et maintenant à mon enive d'en pleurer.
C'est tellement naif d'avoir été blessée ainsi par ces quelques mots d'adolescentes alors que je me savais dans mon bon droit. Alors que je me savais soutenue par mes collègues.


Mais c'est dur l'apprentissage de l'autorité et les incovénients qui vont avec. C'est dur d'apprendre à dire Non. C'est dur d'être le grand méchant loup. Même quand il a raison, le loup!